Déroulement d’une étude clinique rémunéré

À travers le monde, plusieurs personnes participent à des études cliniques dans les différents domaines de la médecine. Ces études sont des activités très importantes d’autant plus qu’elles permettent de mieux appréhender les maladies comme le paludisme. Pour cette raison, chaque année, des milliers de volontaires malades comme sains participent à ces études pour améliorer leur état de santé et contribuer aux progrès de la médecine.
Ces études sont généralement réparties en plusieurs étapes qui représentent son déroulement. Elles consistent à essayer de nouveaux concepts de traitement. Ces étapes sont toutes indépendantes l’une de l’autre et comportent chacune un critère qui définit sa particularité.
Chacune des étapes permet d’apporter des réponses à plusieurs questions et le passage d’une étape à une autre est sous de la validation des résultats de la précédente. Les études cliniques peuvent durer plusieurs années. (voir notre dossier sur comment participer à un test de médicament rémunéré).

La première phase

Cette phase permet de vérifier l’innocuité d’un traitement et d’étudier les dosages afin d’en déduire lequel serait optimal. La première phase englobe un risque énorme parce que c’est pour la première fois le médicament est mis en évidence sur un humain en bonne santé. Disposés en plusieurs groupes, les participants permettent de tester à différentes doses les manifestations des effets secondaires. L’objectif de cette phase est de savoir comment le nouveau traitement sera administré, est-ce par voie orale, par injection ou sous une perfusion ? Ensuite quel serait le nombre de fois que le traitement sera administré ? Et s’il ne présente aucun risque avec d’autres médicaments ?

La deuxième phase

Après la première étape vient la deuxième qui permet d’examiner la puissance du médicament. Pour cela, le nouveau médicament est donné à des testeurs qui représentent près d’une centaine de personnes environ. Entre autres, cette phase vise à connaitre si le nouveau médicament est efficace après les résultats. Elle permet également de savoir le type de maladie qui pourra être traité avec le nouveau médicament.

La troisième phase

Elle exige que le traitement soit réalisé sur un nombre plus élargi de participants voire des milliers de personnes. Cette phase permet en réalité d’établir le comparatif entre le traitement classique et le nouveau traitement. Ainsi, elle permettra de savoir si le nouveau traitement est aussi efficace avec le moins d’effets secondaires. En d’autres termes, cette phase vise à répondre à certaines préoccupations telles que : comment le nouveau traitement va-t-il modifier la qualité de vie des malades volontaires ? Les effets secondaires sont-ils moindres ? L’espérance de vie des participants a-t-elle augmenté ? Le nouveau traitement empêche-t-il la propagation de la maladie ?
Suite à ces trois étapes, une approbation officieuse du nouveau médicament peut être adressée au comité chargé de la commercialisation des nouveaux produits ou médicaments.

La quatrième phase

La quatrième phase met plus en jeu l’efficacité et les inconvénients à long terme du traitement sur toute une région, ville… Un éventuel avantage du traitement peut apparaître après la mise à disposition du médicament ou peut être des effets indésirables qui n’étaient pas apparus lors des premières phases. Cette dernière phase consiste donc à suivre l’usage du nouveau médicament après sa mise en vente sur le marché. (voir les avantages d’un test de médicaments rémunérés).