Participer à un essai clinique

Les essais cliniques sont des contraintes impératives qui permettent non seulement de mettre sur le marché un produit pharmaceutique, mais aussi de sauver quelques vies.
Toutefois, tous ces médicaments n’existeraient pas si à la base, il n’y avait pas des volontaires qui en dépit des risques, se proposent pour les différentes étapes des essais cliniques
Il est donc important de savoir l’intérêt de participer à un essai clinique ainsi que les différents périls encourus par le consentant.

L’intérêt d’une participation à un essai clinique

Comme il avait été énoncé, sans des volontaires il n’y a pas d’essai clinique et sans essai clinique, il n’y a donc pas de médicaments. Dans ces circonstances, il y a une question apparente qui se pose : comment se fera alors le traitement des maladies ? (voir le déroulement d’un essai clinique)
En effet, les multiples thérapies curatives conseillées par les médecins sont le plus souvent complétées par des comprimés, en plus d’une bonne alimentation et d’un repos approprié. En outre, la plupart des composantes moléculaires d’un médicament se retrouvent également dans les sérums de perfusions. En d’autres termes, si le processus systématique permettant d’approuver l’efficacité d’un médicament est handicapé, il en sera donc impossible d’autoriser la réalisation des sérums.

Les risques de faire office de cobaye

Effectivement, participer à un essai clinique, implique certains risques. Les différentes approches méthodologiques de ces essais cliniques sont beaucoup plus basées sur l’homme et ont pour objectif de vérifier l’inoffensivité d’un produit d’expérimentation notamment un médicament. Afin d’en évaluer les périls, un sondage de la population française a permis de noter que 61% de la population reconnait que ces essais incluent beaucoup de dangers et au même moment 46% est résolu à y prendre part.
Ces essais se déclinent en quatre phases dont trois, avant l’autorisation de la commercialisation et une après (voir les étapes lors d’une étude clinique). Selon le Chef de l’évaluation des médicaments à statut particulier et des essais cliniques à l’AFSSAPS, Chantal Belorgey, la toute première étape des essais est celle qui dessine le plus de risques d’autant plus que c’est pour la toute première fois que les médicaments seront utilisés sur des hommes en parfaite santé alors qu’on en ignore encore les effets secondaires.

Les prescriptions contre tout aléa

Au vu des dangers que peut représenter un essai clinique, certaines dispositions ont été prises pour éviter d’énormes dégâts. Contrairement à l’étape 1 des essais, les étapes 2 et 3 sont réalisées sur des malades. Pour cela, les effets secondaires implacables sont susceptibles de provoquer une interruption de l’essai et un abandon du traitement. Autrement dit, une limite encore appelée la « ligne rouge » permet de déterminer si un essai clinique peut être continué ou pas suivant chaque cas.
L’homme est une d’une certaine façon incontournable pour la fabrication des médicaments qui servent à le guérir (voir les avantages d’un test médicament rémunéré). Il est appelé à faire certains des sacrifices dans son propre intérêt. En raison des multiples situations périlleuses auxquelles ils pourraient être confrontés, les incitateurs de ces essais cliniques prennent des mesures draconiennes pour assurer la survie des volontaires sains ou malades tout au long du procédé.